Le Électrolyseur alcalin il utilise une solution alcaline comme électrolyte pour décomposer l’eau en hydrogène et en oxygène à l’aide d’un courant continu.
Électrolyte : une solution de potasse (KOH) à 20–30 % (p/p) est utilisée afin de fournir un milieu alcalin propice au transport des ions.
Membrane : Une membrane poreuse est située entre la cathode et l’anode. Sa fonction consiste à empêcher le mélange de l’hydrogène et de l’oxygène tout en permettant le passage des ions.
Réaction aux électrodes : Une réaction électrochimique de décomposition se produit sous l’effet du courant continu.
Cathode : Les molécules d’eau gagnent des électrons, produisant de l’hydrogène et des ions OH⁻.
Anode : Les ions OH⁻ perdent des électrons, produisant de l’oxygène et de l’eau.

Le cœur d’un électrolyseur PEM est une membrane échangeuse de protons, qui utilise une membrane polymère pour remplacer la solution alcaline et la diaphragme en amiante d’un électrolyseur alcalin traditionnel. Lorsqu’un courant électrique est appliqué, l’eau se décompose en oxygène, en protons et en électrons à l’anode. Les électrons forment un courant électrique via le circuit externe, tandis que les protons migrent vers la cathode à travers la membrane échangeuse de protons et se recombinent avec les électrons pour former de l’hydrogène de haute pureté. Comme il utilise directement de l’eau pure, l’électrolyseur PEM présente des avantages significatifs en matière de sécurité, d’intégration système et de pureté du produit.
Le principe de fonctionnement d’un électrolyseur AEM est similaire à celui d’un électrolyseur ALK, mais il utilise une membrane échangeuse d’anions solide au lieu d’une solution électrolytique alcaline liquide.
Ions conducteurs : Il conduit des ions OH⁻ (ions hydroxyde), et non des protons comme dans le cas du PEM.
Procédé de réaction : L'eau réagit à la cathode (−) pour produire de l'hydrogène et des ions OH⁻. Ces ions OH⁻ traversent ensuite la membrane échangeuse d'anions vers l'anode (+), où ils produisent de l'oxygène et de l'eau.
Par rapport aux autres technologies d'électrolyse, les électrolyseurs alcalins offrent des avantages significatifs en termes de coût et de maturité technologique.
4.1 Avantage exceptionnel en matière de coût
Pour les projets visant des rendements évolutifs, l’investissement initial est crucial. Le procédé ALK est simple et n’utilise pas de catalyseurs métalliques coûteux.
| Poste de coût | Électrolyseur ALK | Électrolyseur PEM (à titre comparatif) |
|---|---|---|
| Prix unitaire (2025) | Le prix moyen des offres retenues a chuté jusqu’à 5,3052 millions de yuans par unité (1000 Nm³/h). Le coût énergétique unitaire est tombé en dessous de 1 200 RMB/kW , certains projets atteignant le seuil de 950 RMB/kW . | Les prix restent aussi élevés que 3 000 à 8 000 RMB/kW , ce qui révèle un écart significatif par rapport aux électrolyseurs à membrane alcaline (ALK). |
| Avantage global en matière de coûts | Le coût total du système est d’environ 40 à 50 % moins élevé que la technologie PEM, avec une pression d’investissement initial nettement moindre que celle des systèmes AEM et PEM. | Coût d’investissement initial plus élevé, principalement dû aux coûts élevés des catalyseurs, des membranes et des matériaux de pile. |
4.2 Durée de vie prolongée
La conception relativement simple des systèmes ALK, qui ne comportent pas de modules membranaires complexes, contribue largement à leur durabilité et facilite l’assurance d’un fonctionnement stable à long terme grâce à une maintenance standardisée, ce qui permet d’amortir le coût unitaire de production d’hydrogène sur une durée de vie plus longue.
| Élément de comparaison | Électrolyseur ALK | Électrolyseur PEM / AEM (à titre comparatif) |
|---|---|---|
| Comparaison de la durée de vie | La durée de vie prévue des électrolyseurs ALK atteint couramment 20 ans , appuyée par un grand nombre de cas industriels éprouvés de fonctionnement à long terme. | Les systèmes PEM ont généralement une durée de vie de seulement 2–3 ans (les unités commerciales à grande échelle manquent encore d’une validation à long terme suffisante). La technologie AEM se trouve généralement encore au stade expérimental, avec uniquement 3 000 à 8 000 heures de fonctionnement vérifié, loin de l’exigence industrielle de 20 ans. |
| Amélioration continue | La technologie ALK continue d’évoluer. Grâce à des innovations telles que le revêtement par projection laser de couches haute performance sur les cadres d’électrodes en alliage de titane , la durée de vie en résistance à la corrosion des composants clés a dépassé 80 000 Heures , tendant vers une durée de vie opérationnelle encore plus longue. | Les technologies PEM et AEM rencontrent encore des difficultés en matière de durabilité des membranes, de coût des catalyseurs et de stabilité à long terme des piles. |
Si vous disposez d’une alimentation électrique stable, d’un espace suffisant et que votre priorité principale est de limiter les coûts initiaux tout en garantissant une longue durée de vie de l’équipement, la technologie ALK (alcaline) reste le choix le plus fiable. C’est la « vieille fidèle » du secteur.
Toutefois, si vous devez faire face aux fluctuations imprévisibles de l’énergie éolienne ou solaire, vous aurez besoin d’un système capable de monter ou descendre en puissance instantanément. Dans ce cas, la technologie PEM est la solution idéale — à condition de disposer du budget nécessaire pour absorber son prix plus élevé.
Pour ceux qui se tournent vers l’avenir et qui sont prêts à prendre un risque calculé, AEM mérite une attention particulière. Elle promet un meilleur équilibre entre coût et performance, mais comme il s’agit encore de la « nouvelle venue », elle convient surtout aux projets pilotes, où vous pouvez tester le terrain avant de vous y engager pleinement.
